Endangered par Tim Flach

A l’occasion de la sortie de son dernier livre intitulé “Endangered”, l’artiste Anglais Tim Flach, détenteur du 54ème prix Cannes Lion’s et Opiom Gallery présentent du 21 décembre 2018 au 28 février 2019, une exposition de 20 photographies exclusive en France. Ces images dressent un constat visuellement poignant de la façon dont les animaux et leurs écosystèmes sont confrontés à des défis toujours plus graves afin de maintenir leur survie.

Au-delà du répertoire d’espèces menacées, ce corpus constitue une expérience unique portant sur le rôle que peut avoir l’image dans notre approche émotionnelle des animaux et de leur habitat. Le but de cette démarche est d’inspirer, d’informer et de déclencher une action positive auprès du visiteur.

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Endangered par Tim Flach
via Opiom Gallery

Budapest Courtyards

La galerie Polka présente Budapest Courtyards, la nouvelle exposition inédite d’Yves Marchand & Romain Meffre. Après le succès de leurs travaux sur les usines abandonnées d’Industry (2004-ongoing), les vestiges de Detroit (2005-2010), les Theaters américains (2005-ongoing) et l’ile japonaise de Gunkanjima (2008-2012) les deux jeunes photographes français, réunis depuis 2002 par leur passion commune pour les ruines contemporaines, livrent cette fois-ci le fruit de leur travail sur des lieux habités : les cours d’immeubles de Budapest.

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Budapest Courtyards
par Yves Marchand & Romain Meffre
via Galerie Polka

Shimagatari – Contes des îles et Paysages de la Mer du Japon | Yasuhiro Ogawa

Yasuhiro Ogawa est né en 1968 dans la préfecture de Kanagawa, au Japon ; il est titulaire d’un Deug en littérature anglaise, obtenu à l’Université de Kanagawa. En 2000, au début de sa carrière de photographe, il reçoit le Taiyo Award pour sa série Futashikana Chizu, avant d’être présélectionné en vue de l’Oskar Barnack Award en 2006, pour ses œuvres portant sur la Chine. En 2009, la Société photographique du Japon lui octroie le Prix du nouveau-venu pour « Slowly Down the River » (une œuvre publiée par Creo en 2008), et son livre intitulé « Shimagatari » a été présélectionné en 2015 pour le prix Hayashi Tadahiko. En 2018, il a déjà à son actif une exposition au Salon photo Fuji Film de Tokyo, intitulée Nihonkai-zoi / By the sea / Au bord de la mer, et une participation à une exposition de groupe intitulée « Histoires de Tokyo » au musée Darwin de Moscou, en Russie.

in)(between record vol. 34 inclut deux des séries corrélées de Yasuhiro : des épreuves noir et blanc gélatino-argentiques extraites de Shimagatari et des tirages en couleur issus de By the Sea / Au bord de la mer. Shimagatari illustre sa quête des légendes de la vie disparue dans plus de 300 petites îles japonaises tombées en désamour, un parcours mélancolique qui a permis au photographe de découvrir les paysages côtiers empreints de sérénité de la Mer du Japon, mais aussi de ressentir un certain désespoir en identifiant d’anciennes traces d’habitation. Cette exposition révèle la beauté inouïe d’un littoral et d’îlots minuscules aujourd’hui désertés.
Associant ces deux séries étroitement liées, cette exposition présente plus de 60 photographies en noir et blanc et en couleurs soulignant la valeur artistique et documentaire de ce projet d’une durée de 10 ans, un projet qui se poursuit encore aujourd’hui.
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Shimagatari – Contes des îles et Paysages de la Mer du Japon | Yasuhiro Ogawa
via in)(between Gallery

Femmes du Monde | Sebastião Salgado et Marc Riboud

Ils ont accompagné l’aventure de Polka depuis sa création, en 2007. C’était il y a dix ans. A l’occasion de cet anniversaire, la galerie souhaite saluer deux grands photographes qui lui ont, dès les débuts, accordé leur confiance : Sebastião Salgado et Marc Riboud, disparu en août 2016. Leurs travaux vont dialoguer, le temps d’un accrochage entre novembre et janvier, autour d’une série de photographies qui dévoilent et racontent des personnages féminins rencontrés au gré de leurs reportages. Cette proposition existe grâce à la complicité de Lelia Wanick Salgado et de Catherine Riboud, leurs épouses, qui ont imaginé avec la galerie cette sélection.

L’exposition « Femmes du monde » est conçue comme un hommage à l’audace, à l’indépendance et au réalisme lyrique de l’Origine selon Courbet. Le maitre d’Ornans a étudié les mystères du regard, de la beauté et du désir. Il s’est interrogé sur la place et la vision du spectateur face au tableau. En 1855, il écrit: « Savoir pour pouvoir, telle fut ma pensée. Traduire les moeurs, les idées, l’aspect de mon époque, être non seulement un peintre, mais encore un homme, en un mot faire de l’art vivant. » C’est l’une des vocations de la photographie.

encore plus à Polka Galerie

Francis Giacobetti | Une Rentrée dans la Lumière

De l’invention de la photo de charme pour le magazine Lui qu’il a créé, aux séries réalisées pour Issey Miyake, en passant par son Hymn à ceux qui font évoluer le monde, il est l’un des plus grands photographes français vivants.
Un livre, une exposition et une vente le célèbrent aujourd’hui.

« Si j’ai autant travaillé la lumière, c’est grâce à la censure ! »
Francis Giacobetti
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Une Rentrée dans la Lumière
encore plus par Agnès Grégoire
dans Photo France N532

Steve Hiett | Polaroids

Steve Hiett, celui que l’on surnomme aussi « le metteur en scène de la couleur » a immortalisé pendant des années les femmes sur papier glacé dans des décors picturaux à la lumière saturée. Ici, la galerie Madé choisit d’exposer des réalisations plus personnelles qui témoignent de la méthode de travail de l’artiste : photographier chaque élément de la scène qu’il imagine, avec un Polaroid 180 avant de les photographier.

La Galerie Madé met la photographie de mode à l’honneur et expose des polaroids du photographe de mode anglais Steve Hiett.
Photographe de mode par accident, lui qui souhaitait devenir peintre à l’origine, fait désormais partie des incontournables du genre. C’est peut-être sa passion pour la peinture et le graphisme qui donne à ses compositions cette esthétique si particulière. Steve Hiett cherche à raconter des histoires, des histoires poétiques. Dans chacun de ses clichés, on retrouve – dans des décors insolites – des figures féminines ultra glamours qui apparaissent telles des ombres, en contraste avec les couleurs vives, les lumières saturées et les formes angulaires. Les flashs éblouissants appuient sur la dimension instantanée de ces photographies et figent la beauté de ces modèles pour toujours. Habitué à travailler la saturation des images et les cadres décentrés, Steve Hiett propose une photographie sans concession.

Steve Hiett collabore depuis des années avec les plus grands magazines de mode : de Haarper’s Bazar à Vogue, il a marqué de son œil le monde de la photographie et d’une certaine façon l’histoire de l’image de mode contemporaine.

A l’occasion de ces prestigieuses collaborations et équipé de son Polaroid 180, il a ainsi superposé des gros plans, pour créer des collages puissants qui rendent compte du résultat final. Simple astuce préparatoire au départ, ces collages se révèlent être des œuvres à part entière qui proposent une vision plus authentique de son travail et laisse place à la surprise et la spontanéité. Steve Hiett disait : « Je ne suis qu’un artisan qui donne vie à des saynètes sur papier glacé. »
Cette exposition qui révèle les coulisses d’un shooting de mode, apparaît comme une évidence et une très belle illustration de ce monde en cette saison de défilés.

Steve Hiett | Polaroids
via Galerie Madé

Adieu la photographie. Matérialité et geste en photographie actuelle

La Ville de Québec invite la population à voir Adieu la photographie. Matérialité et geste en photographie actuelle. L’exposition est présentée à la maison Hamel-Bruneau du 20 septembre au 17 décembre 2017.

Moïa Jobin-Paré, 4 min 15 au révélateur, 2015. Court métrage d’animation image par image, grattages sur photographies argentiques, 4:44 min.
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« La démocratisation des arts et de la culture est une de nos préoccupations constantes, car ils sont des facteurs déterminants dans l’émancipation sociale. En proposant la découverte de l’autre à travers ses œuvres, ils améliorent les rapports entre les humains », soulignait M. Rémy Normand, membre du comité exécutif et président du conseil d’arrondissement de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge.
C’est la notion de photoplastie que la commissaire de l’exposition, Mme Hélène Matte, met de l’avant dans cette exposition qui rassemble 14 artistes. Ceux-ci évaluent la situation de la photographie argentique ainsi que ses outils pour en explorer les possibilités d’aujourd’hui. Si certains revisitent les procédés anciens de la camera obscura (Véronique Isabelle), d’autres redéfinissent la chambre noire ou encore photographient sans appareil (Bruno Guiot).
Transmutant la photographie ordinaire, certains l’intègrent à des installations, en font des sculptures ou encore interviennent sur les surfaces, mettant en scène sa désuétude tout en la renouvelant.
L’exposition réunit des artistes d’horizons divers. La relève (Moïa Jobin-Paré, Annie St-Jean, etc.) se mêle ici à de grands noms de la photographie actuelle (Michel Campeau, Patrick Altman et autres) et les artistes locaux fréquentent ceux de renommée internationale (Isabelle Leming et Jacinthe Lessard-L. notamment). Ils viennent du Québec, du Brésil et de la France.
La maison Hamel-Bruneau est située au 2608, chemin Saint-Louis. Ses portes sont ouvertes au grand public du mercredi au dimanche de 13 h à 17 h. L’entrée est libre.

via Ville de Québec